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| JANVIER 09 |
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LES
BONNES VIEILLES RECETTES DE GRAND-MERE
Un sujet revient régulièrement dans les revues, les forums, les clubs et les discussions entre amateurs de bonne compagnie, c’est celui de la propreté des rails d’un réseau et de leur entretien. J’avoue que je reste perplexe et le dis d’emblée, je n’ai pas d’opinion tranchée sur ce sujet qui semble si important pour beaucoup. Chacun y va de sa recette, mécanique, chimique, voir électrique* en oubliant souvent de préciser où est installé son réseau et comment il est construit, ce qui à mon avis est essentiel. Nous écarterons tout de suite les réseaux de marques ou de clubs fonctionnant lors des expositions. Le brassage de poussière occasionné par les visiteurs est tel que le nettoyage s’impose plusieurs fois par jour pour les rails comme pour le matériel. Chez un particulier la première cause d’encrassage est souvent due au local, grenier ou cave aménagé de façon spartiate, mal ventilé, peu ou pas chauffé. On insistera jamais assez sur les bonnes conditions d’installation du réseau aux quelles on doit penser… avant d’entreprendre tous travaux ferroviaires ! Mon premier réseau situé dans une soupente étriquée non chauffée sans isolement était inexploitable. J’ai retenu la leçon. Le deuxième installé dans un sous-sol non loin de la chaudière à fuel se salissait énormément jusqu’au jour où pour l’isoler j’ai installé un rideau, reléguant ainsi la voiture dans le jardin. C’était mieux, sans plus ! Mon réseau actuel dans le sous-sol de ma dernière maison jouit d’une température constante de 18° obtenue par un radiateur électrique et des murs isolés. L’installation l’année suivante d’une VMC sauvée de la décharge a fait baisser le taux d’humidité toujours plus élevé l’été. Depuis les problèmes de poussières et d’encrassement sont très réduits comme le prouve un doigt passé sur les rails à l’exception des pointes de cœur. Mais il y a une autre cause à l’oxydation. On ne prend pas assez en compte la fréquence des circulations sur un réseau. Si on doit attendre la fin des travaux pour rouler ou si on ne fait circuler les trains qu’épisodiquement le week-end, les rails vont s’oxyder comme ceux de la SNCF après une grève longue. Il faut si possible rouler quotidiennement ne serait ce que quelques minutes. Parlons ensuite des rails. Bien sûr il en faut de qualité, c’est une évidence. Malgré cela l’oxydation agit plus sur les voies des tunnels et des garages souterrains ! Mais là, je vais encore faire bondir certains. Il se trouve que j’aie encore environ vingt cinq mètres de rails Jouef en acier en pleine voie qui ne me posent guère de problèmes pour les raisons invoquées plus haut. Autre observation intéressante, la partie de mon réseau en caténaire JL fonctionnelle ne demande pratiquement pas d’entretien à l’exception du rail HO en laiton qui la remplace sur certaines voies principales cachées et sur des garages où les convois circulent peu. A quelques endroits le maillechort a remplacé le laiton, ce qui apporte une nette amélioration. Je précise que les quelques pertes de contact à la caténaire disparaissent après plusieurs circulations en sachant qu’un pantographe capte moins bien si l’archet est sale et si c’est à fortiori un unijambiste peint, ce qui nécessite avant la mise en service son démontage complet pour aviver les articulations. Parlons des remèdes, on les connait. Il y a les wagons nettoyeurs de tout acabit, (gomme, feutre, peau de chamois, de daim, de zébie, etc) au résultat imparfait avec sûrement une mention spéciale pour le wagon LUX dont la brosse cylindrique est mue par un moteur. Je l’utilise uniquement en position haute pour la caténaire (rail) des garages après quinze jours de grève pour cause de mouvement social estival. Après un seul passage je me contente de faire rouler des convois pendant une heure à ces endroits, voie par voie. Pour faire comme tout le monde j’ai utilisé toutes les recettes « chimiques » pour mon réseau « deux rails » sans rencontrer de résultats probants, depuis l’alcool à brûler, en passant par l’huile de vaseline jusqu’aux produits pour améliorer les contacts en électronique, (le jaja) sans doute les plus efficaces. J’ai fait circuler sans conviction une fois par an un train nettoyeur avec deux wagons-feutre encadrant le Lux. Le convoi ne passait que sur les voies principales et je n’ai vu aucun changement, j’ai donc abandonné et mes trains roulent parfaitement. En 25 ans de fonctionnement intensif le constat est là, - l’implantation d’un réseau dans de bonnes conditions est primordiale et - plus on roule, meilleur c’est pour les rails, la caténaire fonctionnelle et les locomotives. Mais personne ne vous interdit d’appliquer vos petites recettes si vous les trouvez efficaces chez vous ! Les trains sont faits pour rouler. Si on pouvait mettre un décodeur-compteur dans chaque engin on serait étonné du peu de chemin parcouru sur une dizaine d’années. Qui d’entre vous fait rouler ses convois des heures durant ? PIERRE
MARIE FILLOUX
* Roulnet, Relco. |