THEME  du  RESEAU 

Le Thème du Réseau

Le réseau représente la ligne 4 Paris-Bâle en 1958. Chalindrais, avec  -ais à la fin, est une gare imaginaire située en lieu et place de la véritable gare de Culmont-Chalindrey. Ceci me permet d'exploiter le réseau avec les graphiques horaires et les mouvements de la véritable ligne 4, sans pour autant, avoir à reproduire les véritables bâtiments. Les locomotives, les compositions, les numérotations correspondent effectivement à cette époque.



 
 

Philosophie du Réseau

Le schéma des voies serait trop touffu et difficile à lire, je préfère dégager la philosophie du réseau. Un triage caché est nécessaire pour obtenir une exploitation réaliste en faisant arriver des trains à la demande, à l'heure précise, dans chacune des gares. Parmi les différentes possibilités pour obtenir ce triage caché, j'ai opté pour un très long circuit de voies cachées, régi par un bloc système automatique. A chaque séquence d'exploitation, les trains, tous les trains,
avancent d'un canton de bloc, et un seul. Un dixième seulement des voies est visible. A l'enclenchement d'une séquence, tous les trains sont invisibles dans le bloc et apparaissent à l'heure dans les gares concernées. Le nombre important des cantons du triage et le nombre important des trains permettent d'exploiter le réseau en temps réel, comme sur la véritable ligne.


Infrastructure et décors

La bande de roulement des voies repose sur des porteurs en L. Le décor est réalisé avec des bandes plâtrées reposant sur une armature en treillis. Le plâtre est ensuite sculpté et peint avec des peintures acryliques, puis recouvert de flocage collé à la colle à bois. Les arbres sont des réalisations personnelles à l'aide de lichen récupéré dans les bois, trempé dans la colle à bois et floqué. Depuis peu, j'utilise le zeeschium qui donne d'excellents résultats. Les bâtiments sont , soit des réalisations personnelles, soit des productions du commerce kitbaschées. Ayant commencé le réseau il y a 35 ans, j'ai entièrement refait plusieurs fois certaines zones du décor. Pour ce faire, j'ai dû enlever la végétation et tous les bâtiments, j'ai coulé un lait de plâtre sur le relief, je l'ai re-sculpté, re-floqué et posé de nouveaux bâtiments. Chaque modification m'a permis d'utiliser de nouvelles méthodes, de nouveaux matériaux et m'a procuré un savoir-faire sans cesse amélioré.


Exploitation

Le réseau peut être exploité manuellement ou automatiquement. En cas d'exploitation manuelle, la présence de plusieurs protagonistes est nécessaire:
le régulateur, les aiguilleurs aux postes N° 1 et N°5, les chefs de sécurité dans chacune des gares. Ils reçoivent les ordres de départ et d'arrivée, par petit haut-parleur  situé en face de leur pupitre de commande respectif. Il ne leur reste plus qu'à enclencher manuellement les poussoirs concernés, repérés sur des fiches de programmation (une fiche par poste). Tout ceci s'effectue à la seconde près pour respecter les horaires. En mode automatique, des impulsions sur bande magnétique commandent des relais cross-barre, qui eux-mêmes actionnent d'autres relais qui régissent la marche des trains. En synchronisme avec ces mouvements, des appels téléphoniques enregistrés voyagent du poste de régulateur aux différents postes d'aiguillage, par de petits haut-parleurs dissimulés à l'intérieur. Que ce soit en mode automatique, ou en mode manuel, une autre piste de la bande donne les annonces pour l'arrivée et le départ des trains et les correspondances.
"Attention, voie 4 !  Le Rapide 41 rentre en gare à 15:04...."
Et effectivement, le train entre en gare à l'heure annoncée.



 

Alimentation

Pour les voies non visibles du bloc, j'utilise du courant continu stabilisé à 9 volts, de façon à ne pas avoir une vitesse trop importante et éviter ainsi les déraillements. En revanche, pour les cantons de voies visibles et les navettes, j'utilise 35 alimentations ( une par canton), à courant haché à impulsion rectangulaire. J'ai décrit cette alimentation dans Loco Revue N°592. Elle permet des ralentis, des démarrages et des freinages exceptionnels, avec des rames de 45 wagons. J'utilise ce principe d'alimentation, avec satisfaction, depuis plus de 25 ans. Seuls, les moteurs à rotors sans fer n'apprécient pas ce genre d'alimentation.



 

La gare de Chalindrais

C'est la gare principale du réseau  : elle mesure 10 mètres de long et possède 15 voies parallèles dont 7 voies à quais - des quais pouvant recevoir des rames voyageurs de 12 à 15 voitures -. Elle possède également le grand dépôt du réseau qui abrite une trentaine de locomotives à vapeur (année 1958 oblige !...) Les locomotives manoeuvrent automatiquement pour se mettre en tête ou se dételer des rames, à l'heure précise annoncée dans les postes d'aiguillage concernés.



 

La gare de Ferbac

C'est la dernière gare construite. Elles est située au niveau le plus bas, dans un emplacement récupéré récemment au détriment de la voiture qui s'est vue rejetée à l'extérieur du sous-sol... Elle possède un dépôt autorail et un triage à la butte. Le triage à la butte est ,lui aussi, exploité automatiquement, avec le décrochement des wagons dont la voie de réception est annoncée par de petits haut-parleurs placés sur le triage. Tout cela étant synchronisé à la seconde près. Il en est de même pour la formation des nouvelles rames qui, elles aussi, repartiront à l'heure.



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